17 points d’avance et puis… Le trou noir… Le derby nous file entre les doigts !

Pré Nationale Masculine – Poule B – Journée 4 | Clermont-Ferrand

Pendant trente minutes, le Stade Clermontois Basket Auvergne a fait le match qu’il fallait faire face au leader de la poule, dans un derby que personne ne voulait perdre.

Trente minutes d’intensité défensive, de circulation de balle et de maîtrise du rythme.

Puis le derby a basculé, au moment même où tout le gymnase pensait les Clermontois maîtres de leur destin. Défaite 74-78, au terme d’un scénario haletant, digne des meilleurs films… mais pas celui qu’on était venu voir.

Le récit : 40 minutes de contrôle, 20 minutes de relâchement

D’entrée, les hommes de Thomas Romero impriment le tempo. Les Stadistes sont dans leur match. Le premier quart-temps est pour nous : 22-14, avec une défense qui « fait le job » face aux systèmes adverses et une attaque qui trouve des espaces près du cercle.

Le deuxième quart est du même acabit : 18-15 et un avantage qui se creuse et culmine à 17 points dans la première période. Au repos : 40-29, onze points d’avance et un plan de match respecté à la lettre.

Face à une équipe qui occupe la première place du classement provisoire, les choses ne semblent pas pouvoir mieux se passer. Mais pour le coach, Thomas Romero, les choses sont claires : En face, c’est « une équipe qui n’a pas encore commencé le match ».

Et Guilhem Petitfaux, notre capitaine, le concède : « A la pause, l’état d’esprit était partagé. D’un côté, nous étions plutôt bien dans le match et nous avions une avance confortable. De l’autre, nous savions qu’il ne fallait absolument pas se relâcher ».

Retour sur le parquet, et rien ne se passe comme prévu. Clément Chupin doit quitter ses partenaires sur blessure. Les fautes pleuvent. Des ballons qui s’échappent, autant de pertes de balle qui deviennent une contre-attaque pour l’adversaire.

Les shooters adverses, eux, ne tremblent plus et retrouvent leur adresse : 7 tirs à trois points sur la soirée. Alors que de notre côté, même certains lay-ups ne rentrent plus.

« On l’a senti au début du troisième quart-temps. En première mi-temps, nous avions réussi à contenir ce que nous voulions éviter : leur adresse à trois points et les pertes de balle. Au retour des vestiaires, la tendance s’est inversée », confie l’adjoint Alessandro Franco.

Le troisième quart tourne 26-19 pour les visiteurs. Au buzzer, il reste pourtant 4 points d’avance au SCBA : 59-55. Mais cette précieuse avance, on sent déjà qu’elle s’effrite.

Un sentiment partagé par Guilhem Petitfaux : « J’aimerais rejouer la fin du troisième quart-temps, car c’est à ce moment-là que nous avons commencé à perdre le fil. Nous sommes passés en zone, et on n’a pas fait assez les efforts… Ce qui leur a permis de revenir progressivement, notamment grâce à leurs tirs à trois points. Et notre côté, nous avons laissé passer de bonnes occasions et nous avons eu du mal à trouver des solutions en attaque. »

Clermont Basket inscrit 49 points en seconde mi-temps, contre 34 pour le Stade. L’équation est simple et l’analyse de Thomas Romero, limpide : « Quand on encaisse 50 points en deuxième mi-temps, cela devient très compliqué de gagner »

Ce qu’il faut retenir : Une équipe à la hauteur pour la PNM

Au-delà de la déception, la performance est là : le Stade a tenu tête au leader pendant trois quart-temps, avec un groupe largement renouvelé et des jeunes qui s’intègrent progressivement.

« Quand nous jouons vraiment notre basket, nous montrons que nous avons le niveau PNM, contrairement à ce que certaines personnes peuvent dire. Ça s’est parfois joué à rien , la rencontre aurait même pu tourner en notre faveur », insiste Alessandro Franco.

Thomas Romero abonde dans le même sens : « Les joueurs n’ont rien lâché même lorsque l’on a été en difficulté. Cela montre un état d’esprit positif qui va nous permettre de continuer de progresser. » Un état d’esprit visible jusque dans le vestiaire d’après-match : « L’ambiance était assez calme. Nous étions satisfaits de la performance, mais aussi déçus du résultat », résume l’adjoint.

Car l’ambition affichée reste intacte : les deux premières places de la poule, synonymes de poule haute. « On va dire que l’on vient de perdre un joker pour essayer de finir dans les 2 premières places », reconnaît le coach principal.

Le capitaine le confirme avec la lucidité d’un groupe qui garde la tête froide : « Nous n’avons joué que quatre matchs : la saison est encore longue et nous visons les deux premières places de la poule afin de nous donner une chance d’accéder au niveau supérieur. On fera les comptes à la fin »

Le derby : une rivalité respectueuse

Face à des joueurs souvent connus de longue date, la rencontre a gardé toute son intensité sans jamais verser dans l’excès. « Ce sont des matchs engagés, mais qui restent respectueux, et c’est ce qui les rend particulièrement intéressants pour les joueurs », souligne Guilhem Petitfaux. « Il peut forcément y avoir un peu de chambrage et de tension pendant un derby, mais jamais de manque de respect. À la fin, tout le monde s’apprécie et sait faire la part des choses. »

Les supporters, eux, ont joué leur rôle à fond : « Les supporters ont mis une superbe ambiance pendant tout le match. Ils nous ont poussés jusqu’au bout et, même lorsque nous sommes passés derrière au score, nous n’avons rien lâché. » Et le capitaine d’ajouter : « Il faudra retenir ce que nous avons bien fait pendant une bonne partie du match, notamment notre intensité. »

La suite

Le Stade Clermontois Basket Auvergne n’aura pas le temps de ruminer. Son objectif est clair : rebondir, vite et fort, et grappiller des points précieux dans la course au haut du classement.

Thomas Romero lance déjà l’invitation : « J’invite tous les licenciés du club à venir encourager les joueurs le samedi soir à Fleury ! »

Rendez-vous est pris. 5 décembre 2026, 20H00. Gymnase Granouillet. Chauffez votre voix.


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